L'En Dehors et vous

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L'En Dehors


Samedi (04/02/12)
LA TENTATION NATIONALISTE
Voici revenu le temps des nationalismes,… ce temps que l’on aurait pu croire révolu,… à une époque de mondialisation généralisée, de brassages de populations, d’échanges internationaux, de « réduction des distances » et de l’explosion de la communication.
Ce phénomène terrifiant, qui a mis le monde à feu et à sang, deux fois au 20e siècle, refait son apparition.
Mis en ligne par PatrickMignard, a 21:26 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mercredi (01/02/12)
Se libérer de la frustration
Lu sur la Base de données anarchistes ;" Qu’est-ce qui t’a poussé à t’éloigner d’une situation personnelle et communautaire qui, aussi dramatique et difficile qu’elle puisse être, t’était familière ? Que t’attendais-tu à trouver, et qu’est-ce que tu as effectivement trouvé ?

Peut-être que c’est justement ça, le fond du problème. Une situation peut être tellement connue qu’il n’y a rien à y changer, il n’y a pas l’envie de changer sa propre vie, ou même de continuer à la vivre. La vie est totalement menacée, d’un moment à un autre on peut être tué. Mais ça n’a pas toujours été ainsi. Ces dernières années, à partir des années 90, la menace de mort a pesé sur l’ensemble des Algériens, pas seulement sur moi. Avant d’en arriver à cette situation, qui implique un danger de mort, le contexte était déjà assez dangereux, de toutes façons. A la fac, je faisais partie d’un syndicat, j’étais déjà un activiste d’extrême gauche. Au moment où le terrorisme a commencé avec comme premières cibles les personnes politiquement actives, je me suis rendu compte que, pour agir, il était nécessaire de passer à la clandestinité : désormais, il n’était plus possible de le faire au grand jour. Tant que le risque était une agression physique pour soi, les amis ou la famille, c’était possible, mais dès que la mort est arrivée, menaçant la famille, les enfants sur le chemin de l’école, la seule issue pour moi a été de quitter le pays. Quitter le pays ne signifie pas se rendre ou baisser les bras et se barrer, pas du tout. On était pris dans une sorte de tenaille : les services secrets algériens constituaient une des mâchoires, les terroristes l’autre. A cette époque, je travaillais dans une entreprise d’Etat, la seule entreprise de télécommunications du pays, on recevait des lettres qui nous invitaient à cesser de travailler pour l’Etat.

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Mis en ligne par Anonyme, a 20:50 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Lundi (30/01/12)
Les anarchistes espagnols : la Mano negra 1883 (3)

( Procès du 30 juin 1883 )
Les procès des anarchistes continuent à Xérès et ont un peu désappointé ceux qui croyaient à des révélations bien curieuses sur les sociétés secrètes des anarchistes. Dans le premier procès qui s'est terminé par la condamnation à mort de quatre accusés, on s'est trouvé en face d'un assassinat qui semblait plutôt avoir pour but le vol, et les criminels ont gardé un mutisme absolu sur leur affiliation à la Main-Noire. Le second procès à abouti à deux condamnations aux travaux forcés à perpétuité et à temps, sans démontrer autre chose qu'un vulgaire meurtre. Enfin le troisième procès excite un intérêt plus considérable, car il s'agit de dix-huit accusés dont les principaux constituèrent le fameux tribunal secret des environs de Xérès et les autres, au contraire, ne semblent avoir été que les dupes et les instruments qui commirent le crime sous la pression d'une terreur et d'une intimidation dues en grande partie à leur profonde ignorance.
Mis en ligne par libertad, a 22:35 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Le cochon de la paix par Marcela Iacub
Lu sur Libération : "Les bonnes âmes républicaines soutiennent que les musulmans de France refusent l’idée de progrès, qu’ils sont contre le temps linéaire des calendriers, qu’ils préfèrent les montres qui avancent vers le passé. La révolte de cette minorité contre la fatalité de l’avenir expliquerait son communautarisme, son machisme, son perpétuel exotisme et sa terrible cruauté envers les animaux. A leurs yeux, de la même manière que les musulmans prennent leurs femmes pour des moins que rien, qu’ils se servent des rues comme si elles étaient leurs mosquées, ils tuent les bêtes qu’ils mangent en de barbares abattages, sans les étourdir d’abord. Qui plus est, à cause de leur faible coût, certaines des viandes obtenues de cette vile façon se glisseraient subrepticement dans les assiettes républicaines en infectant la digestion nationale.
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Mis en ligne par endehors, a 11:49 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Dimanche (29/01/12)
Les anarchistes espagnols : la Mano negra 1883 (2)
J'ai voulu voir par moi-même le meeting des ouvriers socialistes, convoqué pour protester contre les appréciations sévères, mais justes pourtant, de la presse madrilène, et contre les récits des correspondants qui ont fait le jour sur les relations incontestables qui existent entre l'agitation agraire de la Main Noire et l'Internationale organisée dans les villes. Il est établi par l'instruction judiciaire que la Main Noire et ses assassins ont reçu de l'Internationale et des socialistes des villes tout l'attirail de leurs statuts, de leurs publications et de leur propagande; les doctrines que la cruelle société secrète inculquait aux paysans ignorants, fanatiques, affamés par deux saisons de disette, sont exactement celles que proclamaient les congrès ouvriers de Barcelone, de Séville et de Madrid.
Il n'y a entre les deux courants qu'une différence. Les socialistes et l'Internationale, dans les villes, se préparent et s'organisent pour la révolution sociale, tandis que les paysans andalous précipitent à leur manière et par le crime la crise sociale. Le but est au fond le même; seulement la jacquerie rurale a cru que tous les moyens étalent bons et c'est ce que la presse espagnole et ses correspondants ont signalé avec une énergie qui leur fait honneur et qui leur a valu les manifestations du meeting de dimanche. Dans un petit théâtre des faubourgs du Nord, au milieu de quartiers populaires dont les habitants ont montré la plus profonde indifférence, sans la moindre ingérence de l'autorité, bien que le commissaire de police fût présent, j'ai trouvé réunis une centaine d'hommes bien mis et ayant l'air plutôt de « bourgeois maudits » que de contremaîtres, membres de la « Fédération des ouvriers et travailleurs de la région espagnole ». Le président, s'acquittant de ses fonctions avec tact et modération, essaya même d'arrêter quelques-uns des beaux parleurs qui dénonçaient la presse et ses révélations. Il paraît qu'il en cuit beaucoup aux fédérés d'être confondus « avec la Société mal nommée de la Main Noire », et ils ont adopté à la presque unanimité un ordre du jour ainsi conçu:
Mis en ligne par libertad, a 10:44 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Samedi (28/01/12)
Les anarchistes espagnols : la Mano negra 1883 (1)
Bien que l'on eût depuis longtemps connaissance de l'existence des associations occultes, ce n'est qu'à partir du moment où les tribunaux secrets commencèrent à faire exécuter leurs sentences que l'on a pu réellement découvrir des coupables. Un affilié avait été exécuté avec certaines formes judiciaires et en pleine campagne, au milieu de la nuit, par plusieurs de ses complices; à ce meurtre succéda l'assassinat d'un homme et d'une femme condamnés par le tribunal secret dans une de ses réunions mensuelles. La justice saisit un des exécuteurs, de ce dernier crime. On trouva en sa possession des documents qui furent remis au chef de la gendarmerie, vieux policier, habitué aux procédés de la terre classique du brigandage. Déjà, quatre mois auparavant, cet officier avait fait avorter un complot socialiste qui avait pour but de détruire les archives de Xérès et d'attaquer des maisons particulières. Dès qu'il eut entre les mains des preuves suffisantes de l'extension des sociétés secrètes, auxquelles le peuple a donné le nom de bande de la Main Noire, il se rendit à Madrid.

 

Mis en ligne par libertad, a 16:33 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Itinéraire d’un anarchiste, Alphonse Tricheux (1880-1957)
Lire sur Loubatieres : "La chance nous a été donnée de retrouver la piste d’un inconnu, un de ces acteurs de l’histoire sociale et politique de notre pays, généralement engloutis dans le passé.
Cette histoire a débuté comme un roman policier, par une énigme le jour où une archiviste du Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne (CIRA) nous confiait la photocopie d’une lettre manuscrite datée de 1924 et signée par un anarchiste toulousain, Alphonse Tricheux. Celui-ci informait un correspondant suisse de la création à Toulouse d’une coopérative libertaire.
Tricheux était un de ces innombrables « petits », « sans-grades », ignorés de tous. Pas à pas, de centres d’archives en services d’état civil, en passant par des compagnies de transports transatlantiques dont les dossiers avaient sombré à jamais, nous avons suivi le personnage. Nous avons ainsi pu rencontrer le mécontentement des paysans des Corbières, la grève générale des planteurs de tabac à La Havane et les manifestations de soutien à Sacco et Vanzetti à Toulouse, lieux où Tricheux avait vécu. Des publications diverses, cubaines, françaises et, bien sûr, toulousaines ont enrichi les luttes, les meetings et les innombrables réunions.
Peu à peu, sa figure émergeait des archives et retrouvait sa stature d’alors. De son vivant il avait fait l’objet d’investigations « rapprochées ». Il avait été suivi, surveillé, fiché par les Renseignements généraux qui avaient amassé sur lui et ses amis de nombreux rapports et comptes rendus.
C’est ainsi que Toulouse, après Cuba et les Corbières, devait nous permettre de comprendre ceux qui gravitaient autour de lui. Les compagnons de lutte, les amis et les adversaires bien sûr mais aussi les groupes sociaux et politiques, ce milieu dans lequel non seulement il vivait et travaillait mais qu’il voulait changer.
Feuilleter une partie du livre ici
Mis en ligne par endehors, a 13:45 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Vendredi (27/01/12)
Fiume 1919-1920 : la cinquième saison

Lu sur CQFD : "Grâce à deux livres rigoureusement documentés et tout à fait grisants, À la fête de la révolution de Claudia Salaris (Rocher, 2006) et La Cinquième saison du monde de Tristan Ranx (Max Milo, 2009), aucun cafard défaitiste ne peut plus en disconvenir : c’est une véritable contre-société libertaire qui a été lyriquement, et ludiquement, expérimentée entre septembre 1919 et décembre 1920 sur la côte Adriatique, dans la ville de Fiume.

Les acteurs : des légionnaires mutinés, qu’on surnommait les « arditi » – conduits par le poète dandy dévissé d’Annunzio (avant qu’il ne se mussolinise lugubrement) –, des dadaïstes, des bolcheviks, des futuristes, des anarchistes, des hédonistes, des aventurières, des syndicalistes révolutionnaires.

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Mis en ligne par endehors, a 21:55 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Samedi (21/01/12)
De qui Badiou est-il le nom ?
Lu sur Divergences : "On trouvera peut-être réducteur sinon arbitraire pour répondre à la question ci-dessus de ne s’appuyer que sur les propos recueillis dans un entretien radiophonique d’un penseur dont l’œuvre théorique monumentale, à défaut d’être magistrale, se situe à cent coudées au-dessus cet exercice médiatique [1]. Mais ce qu’il a exprimé au cours de cette émission devrait d’autant plus suffire à résumer sa pensée politique, qu’il s’adressait à un public, l’auditorat sélect de France Culture, dont l’identité de classe constitue justement une réponse possible à la question posée.
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Mis en ligne par endehors, a 11:01 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Jeudi (19/01/12)
« Plus radical que moi, tu meurs ! »

Lu sur Divergences : "On peut faire carrière dans la critique théorique du capital, sans que cela contribue le moins du monde a embrayer sur le mécontentement croissant des classes dominées pour le transformer en force politique susceptible de mettre en branle une contre-offensive populaire. Mais il semble que le temps ne soit pas encore venu, aux yeux de l’intelligentsia « radicale », de cesser de parler (ou d’écrire) pour ne rien faire, sinon, précisément, carrière, académique ou/et médiatique. Quitte, en guise d’engagement pratique, à mettre éventuellement de temps à autre un bulletin de vote dans l’urne quand les politiciens « degôche » qu’ils fustigent par ailleurs pour leur « complicité avec le capital » ou leur « manque de volonté politique », les en pressent pour « faire barrage », selon le slogan républicain consacré, à la droite ou à l’extrême droite.

Robert Kurz, éminent théoricien critique de « la valeur » devant Marx sinon l’éternel, ne dépare pas le lot, quels que soient ses efforts pour s’en distinguer. À le lire, la « réflexion théorique sur les catégories réelles du capitalisme (forme-valeur et marchandise, survaleur, travail abstrait, etc.) » serait la seule pratique utile dans la période actuelle, en attendant que les individus, sur la base de leur expérience, en éprouve et découvre la véracité [1]. Et transforment cette expérience en critique radicale en actes. Le moins que l’on puisse en dire, cependant, c’est qu’en matière d’innovations conceptuelles susceptibles de rompre avec tout ce qui a été pensé avant, on a fait mieux.

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Mis en ligne par libertad, a 20:07 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Mercredi (18/01/12)
Le Travail libère-t-il ?
Lu sur la Base de données anarchistes ;

Le travail pénètre et détermine toute notre existence. Le temps coule impitoyablement à son rythme alors que nous faisons la navette entre d’identiques environnements déprimants à une allure toujours croissante. Le temps de travail… Le temps productif… Le temps libre… La moindre de nos activités tombe dans son contexte : on considère l’acquisition de la connaissance comme un investissement pour une carrière future, la joie est transformée en divertissement et se vautre dans une orgie de consommation, notre créativité est écrasée dans les limites étroites de la productivité, nos relations -même nos rencontres érotiques- parlent la langue de la performance et de la rentabilité… Notre perversion a atteint un tel point que nous recherchons n’importe quelle forme de travail, même volontairement, pour remplir notre vide existentiel, pour « faire quelque chose ».

 

Nous existons pour travailler, nous travaillons pour exister.

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Mis en ligne par Anonyme, a 21:12 dans la rubrique "Pour comprendre".
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Oser et comprendre la pensée libertaire

Lu sur les Voraces : "C’est l’anarchie ! les gens de pouvoir, les medias utilisent à profusion ce terme anarchie pour désigner le chaos économique, politique et moral de notre société. L’emploi du mot anarchie tendrait à faire croire que ce monde est livré aux forces diaboliques qui veulent renverser le bel édifice que les peuples disciplinés, conduits par les Etats, ont bati au cours des siècles. Pourtant, ce sont bien les Etats qui se partagent et gouvernent la planète. C’est bien à eux que l’on doit le désordre économique dans lequel nous vivons. Faire mieux que les Etats dans les domaines du chaos et de l’horreur est difficile…

Qui peut croire encore que le pouvoir est synonyme d’organisation ? ceux qui vivent du pouvoir, très certainement. Mais pas les anarchistes. Le chaos institutionnalisé, le pouvoir et l’esclavage ont fait leur temps. Aujourd’hui choisir l’anarchisme, c’est faire preuve de réalisme et de sens organisationnel.

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Mis en ligne par endehors, a 08:43 dans la rubrique "Pour comprendre".
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